Le Club Olympique Multisports de Bagneux propose à près de 4000 adhérents la pratique de 28 activités sportives dans 25 sports différents.

Menu principal

Sections sportives

L'histoire du COM Bagneux

Le " sport " est une des grandes découvertes des temps modernes

Le fait sportif tel que nous le connaissons dans toute sa complexité est l’aboutissement d’un processus historique qui fait l’objet d’études scientifiques s’appuyant sur les données les plus actuelles des sciences humaines.
Les activités physiques, qui sous des formes diverses, étaient connues dès les premiers jours de l’humanité, constituent désormais un vaste mouvement présent dans tous les continent.
Au cours de l’histoire des sociétés, ces activités se sont différenciées et précisées en système d’éducation physique, en sport et en mouvement de plein air. Nul ne peut contester qu’il s’agit d’un fait social de caractère universel et en pleine évolution. Les caractères différents, pris par des activités physiques à travers les siècles, répondent à des contextes politiques, économiques et sociaux précis qui déterminent non seulement le type et la nature de l’organisation, mais aussi les caractéristiques même de l’éducation physique.
La longue histoire du sport local est étroitement liée à ces caractéristiques sur le plan national. Le sport fait son apparition au lendemain de la guerre de 1870 ; c’est à cette date qu’il s’organise. En 1887 se constitue l’union des sociétés française de sports athlétiques qui réunissait les clubs de football, rugby, tennis et hockey. En 1889, sous la direction du haut clergé se créent des patronages catholiques avec leur propre fédération sportive. Mais le sport reste toujours inaccessible aux travailleurs, réservé aux patrons et aristocrates, la journée de travail étant de 12 à 14 heures, le repos hebdomadaire n’était pas garanti, il n’était pas question de congés payés. En 1907, des militants ouvriers décident de créer des sociétés réservées aux travailleurs et dirigées uniquement par eux. La première raison d’être du sport ouvrier (ainsi s’appelait-il à cette époque) fut de permettre aux travailleurs la pratique " gymnique et sportive " en dehors du paternalisme, du militarisme et de la religion.
En 1908, fut créée la première fédération sportive des travailleurs (F.S.T.) qui avait comme mot d’ordre " le droit au sport pour les travailleurs " et exigeait que des moyens soient donnés pour la pratique.
En 1923, à la suite d'événements politiques, les travailleurs se diviseront au sein de la F.S.T. ce qui eut pour conséquence la création, à l’initiative du Parti Socialiste, de l’Union des sociétés sportives et gymniques du travail (USSGT). Le sport travailliste était ainsi scindé en deux.

DU C.O.B. AU C.O.M.B.

C'est le 7 février 1933 que fut créé le Club Ouvrier de Bagneux lors d'une réunion rassemblant Messieurs: BAYLE - IBOS - EDET - LAMAGNERE - RAGLIN - COLY - KAUFMAN - RATEL - BAUZERAIT - DENONFAUX - LAUME - JOUAUD. La création du C.O.B. paraît au Journal Officiel des 6 et 7 mars 1933.
Avec la deuxième guerre mondiale, le C.O.B. est dissout, et c'est en mai 1945, à l'initiative de Henri RAVERA et de André CARTAYRADE que le club reprend vie. Le C.O.B. devient alors le Club Olympique Municipal de Bagneux (C.O.M.B.) dont le président est Henri RAVERA.
Diverses sections sont alors créées: amitié et nature, football, basket, boules, cyclisme, cross-country, poids et haltères. En 1956, le tennis de table fait son entrée au C.O.M.B. En 1962, on pouvait compter 11 sections: Athlétisme, Boules, Camping, Cyclisme, Football, Gymnastique, Plongée sous marine, Poids et haltères, Ski, Tennis de table et volley-ball. Puis de 1962 à 1964, naquirent d'autres sections: le judo, la boxe française et le tennis. Au mois de novembre 1963, Albert PETIT, maire de Bagneux depuis 1935, décède. Henri RAVERA, élu nouveau maire de la ville, doit se dégager progressivement de son rôle de président du C.O.M.B.
Pierre Cottencin sera élu à ce poste de 1964 jusqu'en 1968.

Du Club Municipal au Club Multisport

En 1965, les élus municipaux considérant que le club est d'abord l'affaire des adhérents, proposent de transformer le Club Olympique Municipal de Bagneux en Club Olympique Multisport de Bagneux.
Michel Génot assurera la présidence du C.O.M.B. de 1969 à 1979.
De 1979 à 1990 se succéderont Jean-claude Damien, puis Marcel Froger.
En 1991, Jean Luc Ravera deviendra le nouveau président et laissera la main au trésorier Dominique Augeraud qui assurera la présidence jusqu'en 1997.
Pendant cette période deux nouvelles sections sont créées: le Vo-Thuat et la randonnée.
1998, le retour de Jan-Luc Ravera à la présidence avec une nouvelle section, année du mondial oblige, le football féminin !
2005 LA RELEVE Marcel Barth est élu président lors de l'assemblée générale 2005.
2008 Olivier Fischer est élu président lors de l'assemblée générale 2007.
2010 Pascal Nonat est élu président lors de l'assemblée générale 2009.
par Michel Génot
Après guerre, la couleur des maillots du C.O.M.B. et en particulier de l'équipe de cyclisme était rouge.
On appelait d'ailleurs l'équipe cycliste : "les diables rouges".
A cette époque, de plus en plus de clubs portaient cette couleur, et pour se différencier dans le peloton, Henri Ravera a lancé un concours pour changer la couleur du maillot. Le rouge est resté et il fut ajouté 2 couleurs qui étaient le moins présentes dans les pelotons, le noir et le blanc.
C'est ainsi que sont nées les couleurs du C.O.M.B., maillot noir, bande blanche et liseret rouge.  

Les installations sportives 

Le bilan des réalisations sportives est impressionnant parce que chaque installation réalisée a été le fruit d’actions opiniâtres des élus et de l’appui des sportifs pour obtenir les accords et les moyens financiers nécessaires de l'état sans jamais dissocier les besoins du sport scolaire et du sport local (Michel GENOT).
Ces installations ont permis la création et le développement des diverses activités sportives au sein de notre Club. 

Le Club Ouvrier de Bagneux

Le sport à Bagneux a bien évidemment suivi l'évolution du sport et s’organise sous le sigle C.O.B., soit Club Ouvrier de Bagneux.
Le 1er février 1933, les camarades RATEL et EDET font appel à tous les camarades sportifs de n’importe quelle tendance et surtout aux sportifs du club chrétien de Bagneux.
 Raymond JOUAUD DUVERGER et René RATEL, deux jeunes balnéolais, adhérents au Club de Montrouge, proposèrent à François COLY de s’unir et rallier leurs amis et connaissances intéressés au sport, et c’est lors d’une réunion générale, rassemblant Messieurs : BAYLE–IBOS – A. LAMAGNERE – RAGLIN – COLY – KAUFMAN – RATEL – BAUZERAIT – DENONFAUX – LAUME – JOUAUD, que la décision fut prise de créer un Club Ouvrier de Bagneux , le 3 février 1933.
Le premier bureau était composé de :
Maurice ROGLIN Président
COFMAN Vice président
Paul ROUX Trésorier
BAYLE-IBOS Trésorier adjoint

En responsables sportifs :
René RATEL Secrétaire
Madame COFMAN Basket Féminin
Raymond JOUAUD DUVERGER Basket Masculin
Marcel MANIEL Football
François COLY Athlétisme
La parution au Journal Officiel se fait les 6 et 7 mars 1933 dans le chapitre DECLARATION D’ASSOCIATION suivant l’article 1er du décret du 16 août 1901.
Le but : tous les sports.
Le siège social : 2, rue de Fontenay à BAGNEUX (Seine).
Il est demandé aux adhérents de s’engager :
à observer une discipline librement consentie,
à se présenter propre et correct sur les terrains,
à se conduire sportivement et en bon camarade,
 à remettre en place le matériel qui lui est confié.
Toutes les organisations ouvrières de la localité ont soutenu ce projet. Pour que le club progresse il était urgent de trouver un terrain, ainsi que des membres honoraires.
Tous les membres du bureau et tous les sportifs firent leur possible et cela ne fut rien, c’est un terrain qu’ils nous fallait. Après plusieurs entrevues avec le Directeur de la plâtrière qui nous accorda l’emplacement de l’ancienne briqueterie des Buttes, mais il fallait le niveler et ce ne fut pas un petit travail, mais toutes les bonnes volontés, selon leurs moyens, soit tous les dimanches matin, ou le soir après leur travail, et c’est ainsi qu’à la reprise des sports 33/34 notre terrain fut prêt pour le Basket et le Football. Terrain et vestiaires (une baraque en bois, pas de douche mais une cuvette d’eau) sont entretenus par des volontaires.
Le terrain était une butte et une langue de terrain plat, qui borde le sentier CLOS du ROY, autant dire que cela ne peut servir à la pratique d’aucun sport. Le défi était relevé par 15 à 20 jeunes de l’époque qui forment l’ossature embryonnaire du C.O.B.. Ils commencent l'entraînement par du terrassement. Peu d’activités au C.O.B. à Bagneux. La première et seule section qui pourrait démarrer était celle du cross-country, car là au moins ils pouvaient s’entraîner.
Une délégation de mordus du sport et des valeurs à venir : Ms COLY – BAYLE – BOSS –JOUHAUT – GOMBERT demande une entrevue à la Municipalité de l’époque dirigée par Mr TISSIER, Maire de Bagneux (jusqu’en 1935), Vice-président du Conseil d’Etat, afin d’obtenir un terrain, qui lui est accordé. Cette entrevue aux écrits de François COLY, comme plusieurs, n’était pas toujours des plus cordiales et puis ils obtinrent, avec beaucoup de regret pour Mr TISSIER, l’octroi d’une subvention annuelle pour le fonctionnement du C.O.B. de 250 F (de l’époque).
L’année 1933/1934 nous eûmes du renfort en tant que dirigeants et pratiquants de la Cité des Oiseaux. Les nouveaux dirigeants : Georges LAMAGNERES – Maurice LORETTE – Joseph BOUTY ( 1er Maire adjoint 35/39).
Nous avions à ce moment là 2 équipes de Football, 2 équipes de Basket (masculins), 2 équipes de Basket (féminines), 1 section de Boxe dirigée par Pierre AUDISIO, 1 section d’Haltérophilie, responsable MILON, 2 équipes d’Athlétisme (seniors et minimes), 1 équipe d’Athlétisme féminine, responsable François COLY, et 1 section Cycliste, responsable Paul ROUX qui nous donnent, dans toutes les branches sportives, quelques bons succès prometteurs. Le cross : dont la 1ère course de classement en senior est gagnée par Jean CHARLON, toujours présent et actif au C.O.M.B. en 1999. La Boxe Anglaise bénéficie de la réalisation de l’école Henri Barbusse avec un emplacement en sous-sol pour s’entraîner à la lueur de lampes à carbure.
Très vite le C.O.B. connu une grande popularité et tous les dimanches les branches sportives se déplaçaient, pour les matchs, accompagnés très souvent par les parents. Chacun prenait en charge ses frais de déplacement et d’équipement sans aucune objection. Malgré çà nous groupions une grande partie de la jeunesse balnéolaise.
En 1934, alors que la construction de la Cité des Oiseaux était presque terminée et la plupart des logements occupés, quelques hommes amoureux du sport, avec en tête François COLY œuvrèrent pour le C.O.B. A cette époque rien n’existait dans la ville, l’essentiel des terrains de Bagneux appartenaient aux maraîchers et aux horticulteurs. Il reste aux Balnéolais de l’époque (7 à 8.000 habitants) pour se distraire, les Buttes de Bagneux (emplacement de l’actuel THOMSON-RADAR) où la vue est superbe sur l’Hay-les-Roses et Villejuif, ces Buttes proviennent de la terre évacuée des carrières du sous-sol de Bagneux.
Dès le début, avec l’entraîneur Georges LAMAGNERE, des résultats satisfaisants sont enregistrés et des places d’honneur sont obtenues, surtout qu’une bonne partie de l’entraînement consistait à manier la pelle et la pioche pour essayer de niveler le terrain. Les travaux ont permis de tracer un terrain de basket et une équipe, sous la direction de Mr RATEL se constitue.
En mai 1934, sous la Présidence de Mme VILLEMIN , mère de notre petit camarade de la F.S.G.T. tué par un agent du 19° arrondissement à l’âge de 18 ans, le premier stade fut inauguré et appelé Stade Eugène LESAINT, grand ami de la jeunesse et des sportifs.
Après la fusion de la F.S.T et de l’U.S.C.T. sous le sigle de la F.S.G.T., Fédération à laquelle notre Club adhérait, celui-ci devint véritablement Club Omnisports. A cette époque on pratique le Cross, le Basket et le vélo, une section de Boules viendra rejoindre ces disciplines. Le Club compte alors une quarantaine de membres et l’un d’eux, Mlle DELESTRAIT remporte le titre de Championne de France de Cross. C’est le premier succès .
Comme une satisfaction ne peut rester seule, en 1935 la Municipalité de Front Populaire est élue et nous apporte un soutien actif par l’attribution d’une nouvelle parcelle de terrain, qui est aussitôt aménagée en terrain de Football, ce qui permet la création d’une nouvelle section, et une subvention de 500 F.
C’est le développement de notre ville, dont Albert PETIT est le Maire à partir de 1935, et l’évolution des conquêtes sociales et démocratiques de notre pays, qui ont permis le développement de notre Club.
Le Front Populaire avait pris le pouvoir en 1936, et de nombreuses lois sociales avaient vues le jour et sont encore en vigueur. Pour ce qui nous intéresse la loi de 40 heures et les congés payés avaient permis aux ouvriers d’avoir plus de loisirs et les activités sportives entre autre bénéficièrent de cet état de chose. Ce fut l’inscription au Club de beaucoup de jeunes, et un développement de section de camping. Le vendredi soir on assistait à un véritable Rush sur les routes, le plus souvent en tandem ou en vélo.
Le Club participe à diverses initiatives pour apporter des dons aux comités de chômeurs, comités de grève ou pour le sou du soldat, le bal des conscrits. Néanmoins, il a peu de moyens financiers (cotisations, subvention de la ville).
Une anecdote (Michel GENOT) : le Bureau Directeur en janvier 1935 consacrera un large temps de discussion sur la proposition de Messieurs LACAZE et KAUFMAN qui demandaient que soit achetée une paire de gants (en laine) pour le goal. La proposition sera repoussée, priorité étant donnée à l’achat de ballons, aux frais d’entretien du terrain, des vestiaires.
Le Front Populaire avait pris le pouvoir en 1936, et avec les grandes grèves de 1936, le gouvernement décida de nombreuses lois sociales qui sont encore en vigueur, bien que malmenées. Pour ce qui nous intéresse les lois de 40 heures avec 2 jours de repos, 15 jours de congés, une augmentation considérable des salaires, des billets de réduction sur les chemins de fer, ont permis aux ouvriers d’avoir plus de loisirs et les activités sportives entre autre bénéficièrent de cet état de chose. Ce fut l’inscription au Club de beaucoup de jeunes, et un développement de section de camping, plein air, tourisme populaire. Le vendredi soir on assistait à un véritable Rush sur les routes, le plus souvent en tandem ou en vélo. Des centaines de travailleurs découvrent la mer, la montagne. Ces conquêtes, comme toutes celles qui suivirent, aboutissent seulement après la grève dans l’unité totale de millions de salariés. Le sport et les activités de plein air sont devenus ainsi un fait social.
Cette même année, sous l’impulsion de messieurs BAYLE, IBOS et JOUAUD ? LE C.O.B. participe aux actions engagées à l’initiative de le F.S.G.T. contre la tenue des Jeux Olympiques de Berlin en s’opposant à la propagande raciste et chauvine déclenchée en Allemagne par HITLER en vue de préparer la guerre. Le C.O.B. considérait rester fidèle à l’esprit de Pierre de COUBERTIN qui déclarait à l’époque : " SPORT, TU ES LA PAIX ". L’Allemagne nazie n’était pas digne des Jeux Olympiques, l’histoire l’a malheureusement prouvé.
Puis vint la mobilisation, la guerre mondiale éclate et d’un coup tout s’arrête. Pendant quatre ans le C.O.B. reste dans l’ombre et la plupart des fondateurs eurent le triste privilège d’être déportés, soit pourchassés et certains rejoignirent les rangs des combattants de l’ombre. Face à l’occupant la résistance s’organise dans notre pays, dans notre ville. Sous la Direction de Auguste DELAUNE, Secrétaire Général de la F.S.G.T, fut crée le mouvement national " Sport Libre " qui regroupa les sportifs dans la résistance à l’ennemi.
Aujourd’hui, beaucoup de clubs, de sections du C.O.M.B. disputent des Challenges A . DELAUNE et de nombreuses installations sportives en France portent ce nom. Il faut que les jeunes sachent que ce dirigeant eut, pour sa conduite héroïque, la médaille de croix de guerre, avec citation. Démobilisé en 1940, il rentre dans la clandestinité. Arrêté, il est placé dans la baraque des condamnés à mort à Châteaubriant. Il s’en évade le 21/11/41 et reprend le combat en organisant la lutte armée dans l’Ouest de la France. A Guingamp il est gravement blessé et arrêté par des policiers français des brigades spéciales qui le livreront à la Gestapo. Torturé, cet homme exemplaire mourra le 12/09/43 sans que la Gestapo ait pu lui arracher la moindre dénonciation sur le réseau clandestin de Bretagne dont il était responsable, il avait 35 ans. Il était né en même temps que le mouvement ouvrier sportif français. La lutte contre le fascisme et le nazisme s’organise sous diverses formes. Le sport est aussi un moyen de rassembler, convaincre, lutter et à la libération, celui qui en fut localement responsable Henri RAVERA créera en mai 1945 avec A. CARTHERADE le C.O.M.B. (Michel GENOT – plaquette du C.O.M.B. 1990/1991 , à cette époque, Président d’honneur du C.O.M.B.)  

Le Club Olympique Municipal de Bagneux

Le Club Ouvrier de Bagneux prit donc une nouvelle dénomination, il devint le Club Olympique Municipal de Bagneux (COMB), affilié à la F.S.G.T. renaissante.
Après la libération, et les libertés retrouvées, l’activité sportive, après quatre ans de sommeil, reprit vie, non seulement à Bagneux, mais dans la France entière. Sous l’impulsion d’Henri RAVERA, alors élu sur la liste d’union, dirigée par notre ancien Maire Albert PETIT, et Président du C.O.M.B. jusqu’en 1964, deux activités sportives démarrent rapidement : le cyclisme et le Football.
Le Bagneux de l’époque comptait peu d‘installations sportives (le gymnase Marcel Cerdan et le terrain des Buttes).
La municipalité accorde en 1945 un subvention de 1.000 F pour 75 adhérents. De plus Henri RAVERA a pour objectif de persuader les sportifs que le Club est le moyen fondamental de toute l’organisation du sport éducatif, de masse et de haut niveau, en le liant toujours à la réalité sociale.
Les quatre années de privation des transports avait rendues le vélo populaire ; ainsi les jeunes sont venus grossir la section cyclisme, qui pendant des années obtient de très bons résultats, sous la direction d’Henri RAVERA, ancien coureur cycliste, alors chef de la rubrique sportive de l’Humanité et à l’Avant Garde, ainsi que René LAHER, toujours sur la brèche et à cette époque vice-président du Club.
Les sports proposés à cette époque au COMB:
AMITIE et NATURE : Jean et Jacqueline CARTAYRADE, Jean et Odette LIENARD, Jean LAUVRAY, Saïd ABTOUT…
FOOTBALL : Messieurs GARRETIER, VALENTIN, LEFEVRE, GALLAND, RIVIERE…
BASKET : (reprend vie en 1955 grâce à deux jeunes dirigeants : J. ROYER et J. QUIGNON (à la Direction du Club de 1972 à 1984), mais cette activité s’éteindra en 1958.
LES BOULES : Roger AUGENDRE, Didier NIDEAU, Messieurs GUICHERD, BESSAT, HOMBERT…
LE CYCLISME : Henri RAVERA, GUITTET, GRE, EIN, PETIT… C’est de cette section que naîtront les couleurs du C.O.M.B., maillot noir, bande blanche, liseré rouge, pour pouvoir ainsi distinguer les coureurs des autres clubs dont la majorité portaient également un maillot rouge.
LE CROSS COUNTRY était davantage une activité du patronage laïque du Jeudi avec l’aide de Mme CORRE, professeur d’EPS de l’école des filles Henri Barbusse et Gilbert THOMAS de l’école des garçons Henri Barbusse.
La section Football adhérente à la F.F.F. est la première à disputer un Championnat et en 1946 une autre section FOOTBALL évolue en F.S.G.T. en excusant Pierre LAMAGNERE , si il oublie quelque noms, lors d’un article sur l’histoire du C.O.M.B à " Trait d’Union " N° 8 de février 1973 ( Journal d’information du C.O.M.B. qui avait à cette époque son siège au 1, avenue de Stalingrad (face à la piscine – Tél PEL.77.59), les animateurs de ces deux sections furent à ce moment là : Ms LEFEBVRE – GARTIER – LEBOURNOT - FRESSANGES – CHARLON - LAMAGNERE – BELINOSS. Il faut dire que la construction massive de H.L.M. et en 1956 du Stade René ROUSSEAU, du Gymnase Joliot Curie, permis très vite le développement du Club, qui comptait 300 membres en 1950.
En 1953, le siège du club est situé 2, place de la République qui, après le déménagement du siège au Stade René Rousseau, deviendra ensuite une poissonnerie puis une laverie automatique.
Pierre IOGNA crée la section POIDS et HALTERES avec Messieurs DENONFOUX, puis Gaston MORANDI, ex-entraîneur de Charles RIGOULOT (l’homme le plus fort du monde). A noter que Pierre IOGNA a remporté de 1953 à 1973 : 11 titres de Champion de Paris, 8 d’Ile de France, 8 de France, 11 records de France, 11 sélection internationales en F.S.G.T. Pierre est jusqu’à maintenant (1993) le plus titré des adhérents du C.O.M.B.
Le 20/11/56 de J.M. GALATAUD est responsable du C.O.M.B. et siège à la Mairie de Bagneux écrit :
" Cher ami, Nous avons la chance, grâce à notre Municipalité, de pouvoir utiliser un des hangars des magasins de la commune, pour y pratiquer le HAND BALL. Nous allons pouvoir, non seulement nous entraîner sue un terrain aux dimensions et sus deux buts, mais encore à l’abri, et e soirée, comme un gymnase. Ce gymnase sera clos, et éclairé par des projecteurs, ce qui facilitera grandement notre formation sportive, et encore nous permettra de recevoir, sur notre terrain, dès cet hiver, nombre de clubs, et de faire jouer toutes les semaines nos équipes " juniors " et " cadets ", les " seniors " ayant commencés leurs championnats depuis 15 jours, et jouant chaque semaine jusqu’en février. A charge pour nous d’assurer le déblaiement de ce hangar, encombré – comme on peut en juger sur place 54, rue de Paris – par des bancs d’école ou de cinéma, fort usagés, ou d’autres matériaux légers que nous aurons à déposer dans un des deux autres magasins. Aussi, un bon travail d’équipe s’impose pour deux à trois heures. Tu voudras bien prendre toutes dispositions pour être libre samedi prochain 24 novembre, entre 14 et 18 heures, te munir de vieux vêtements ou de bleus de travail, et être sur place pour que nous puissions assurer de nombreuses et intéressantes rencontres à nos équipes de HAND BALL…." (Utilisé aussi pour le VOLLEY-BALL avec l’aide de Alex POURTAUT et Mesdemoiselles CARPENTIER et SEGUIN.) "
C’est en 1956 que le C.O.M.B. prend un nouvel élan avec la réalisation du Stade de la cité, aujourd’hui René ROUSSEAU. Ce stade omnisports comprend un terrain de Football, une piste d’athlétisme et un terrain de handball. Il permettra de dynamiser le Football par la création de la section F.S.G.T. – Foot qui évoluait au Stade des Mathurins, animé par Henri RAVERA, Jean PIGNOL, Louis LEBOURNOT, Robert TRESSANGE, Pierre MILLET, Jean CHARLON, Pierre LAMAGNERE et René LANGRAND.
La piste de 333 mètres (homologation de l’époque) en mâchefer crée les conditions pour impulser l’athlétisme avec l’aide de Lucien COMMERIE, Roger CONTASSOT, Edmond LUCURON, ainsi que le Handball avec Jean-Marie GALATAUX, Georges DOSE, Claude CARTAYRADE…
Le tennis de table fut crée par Mr TEXERA avec pour première installation le gymnase (12 m X 20 m) de l’école Henri Barbusse pour ensuite se situer salle WODEY en sous-sol de cette école. Cette salle qui était utilisée comme salle de projection ou pour les fêtes d’associations, mesurait 15 m de long, sur 8 m de large, sur 2,80 m de hauteur. Elle fut jusqu’aux années 68 utilisée pour les entraînements et compétitions du Tennis de Table avec pour principaux dirigeants : Liliane VERITE, Sylvestre BLOCH, Didier NADAUD et Serge D’AGOSTINO.
En 1957 le C.O.M.B. reçoit 375.000 anciens francs de subvention de la ville pour 600 adhérents, mais se voit supprimer la subvention de 500.000 anciens francs du Conseil Général de la Seine.
Henri RAVERA est Président du C.O.M.B. (depuis 1945), Jean-Marie GALATAUD a succédé à AN CATAYRADE au poste de Secrétaire Général, Louis LEBOURNOT est Secrétaire administratif et Jean LASSEUR est élu Trésorier.
Octobre 1957 (article de J.M.GALATAUD dans un journal non identifié)
Titre : Porte d’Orléans.
" Le feu vert libère une marée ronronnante de voitures qui s’élancent vers la banlieue à porté de mains, à dix minutes, ancré au bord de la place de la Porte d’Orléans, le trop petit abri de la R.A.T.P., bourré à craquer, tend hypocritement ses bras de fer où sont prisonniers, sous l’averse, des banlieusards transis. Ce 128 est fort long à venir. Illuminée, la pendule pneumatique, au centre là-bas dans l’intermittence des éclairs verts. La pharmacie, à laquelle l’abri tourne le dos, veille sur nous ! L’averse bat toujours les dos ronds, disparus sous des sacs et des journaux ou encore coiffés d’une main ou d’une serviette ; des pairs d’yeux, par instants, à la dérobée guettent l’arrivée de l’autobus. Le grand moment est arrivé…… "
Destination Place Dampierre. ….. année du cinquantenaire du sport travailliste et de la F.S.G.T. Bagneux organise les Championnats Fédéraux de gymnastique avec 3000 gymnastes les 24-25-26 mai. Réunion salle du Conseil Municipal avec la présence de nos camarades GRUIT, les frères SCHARTZ, DAUGEL, PIGOT, SCHARTZ…. Et les dirigeants du C.O.M.B. : RAVERA (Maire adjoint et Président du C.O.M.B.), MORANDI, LE BOURNOT, GALATAUD, des adhérents aussi : DAUDE, AUVRAY, LUCURON, GUILLEMARD, la Municipalité MATIGOT, CONAN, ROUSSEAU, d’autres encore MM DES FERROTINI, HERVA, DELANCE, GALATAUD organisent cette grande manifestation populaire : 1.500 lits, 1.000 matelas, les couvertures, 8 water-closets ambulants, une école en construction, 3.000 chaises, 16 personnes pour les buvettes, de vrais typographes journalistes (pour rire), 2.000 affiches, 20 "cheval d’arçons ", 2 portiques, podium 20X20, un plancher de bal, 2.000 repas par jour, 3.000 programmes, 80 arbitres et le reportage….
3.000 gymnastes, dont 2.000 jeunes, population de 15.000 passée ce week-end à 40.000. Les fanfares ont éclatés à quelques pas de la rue Gabriel Cosson. Les fillettes en tenue blanches allongent leurs petites jambes derrière de solides garçons qui brandissent écussons et fanions aux couleurs des clubs des quatre points de France. Puis viennent en rangs serrés et impeccables, jeunes filles et jeunes femmes, au port mi-sérieux, mi-rieur. Une longue cohorte de garçons et d’hommes clôture et encadre le cortège, marche presque grave, aux rythmes des cuivres, sous une averse.
En 1958, l’aide efficace de la Municipalité, au cours des années, le prêt des installations et l’aide financière du Conseil Municipal qui n’a cessé d’augmenter, le C.O.M.B. est passé en 25 ans de 300 à plus de 3000 adhérents, avec 21 disciplines pratiquées.
Cette même année, avec le concours du C.O.M.B. et sous le patronage de la Municipalité, Bagneux reçoit les Championnats Fédéraux de Gymnastique à la Pentecôte (24-25-26 mai). Mr Albert PETIT, Maire de Bagneux (Seine) souhaite la bienvenue aux gymnastes de toutes les régions de notre beau pays, mais aussi de pays étrangers.  
De 1957 à 1962 la direction du club tente de mettre en place de nouvelles activités à l’exemple de " l’ARCHERIE " avec l’aide de Robert JEANNES et de la NATATION EXPLORATION SOUS-MARINE, à la piscine de Châtenay puis de la Buttes aux Cailles.
Dans cette période la ville réalise les écoles Joliot CURIE, Marcel CACHIN, Paul ELUARD, chacune étant dotée d’un gymnase. Apport considérable, comme moyen de développer le sport à Bagneux, d’autant plus que chaque école disposait d’un professeur d’EPS, comme pour les écoles existantes Henri BARBUSSE et Paul LANGEVIN. (Michel GENOT – Historique – 1993 )