![]() |
||||||||||||
| |
||||||||||||
|
Histoire du COM Bagneux Le Club Ouvrier de Bagneux Le sport à Bagneux a bien évidemment suivi l'évolution du sport et s’organise sous le sigle C.O.B., soit Club Ouvrier de Bagneux. Le 1er février 1933, les camarades RATEL et EDET font appel à tous les camarades sportifs de n’importe quelle tendance et surtout aux sportifs du club chrétien de Bagneux. Raymond JOUAUD DUVERGER et René RATEL, deux jeunes balnéolais, adhérents au Club de Montrouge, proposèrent à François COLY de s’unir et rallier leurs amis et connaissances intéressés au sport, et c’est lors d’une réunion générale, rassemblant Messieurs : BAYLE–IBOS – A. LAMAGNERE – RAGLIN – COLY – KAUFMAN – RATEL – BAUZERAIT – DENONFAUX – LAUME – JOUAUD, que la décision fut prise de créer un Club Ouvrier de Bagneux , le 3 février 1933. Le premier bureau était composé de :
La parution au Journal Officiel se fait les 6 et 7 mars 1933 dans le chapitre DECLARATION D’ASSOCIATION suivant l’article 1er du décret du 16 août 1901. Le but : tous les sports. Le siège social : 2, rue de Fontenay à BAGNEUX (Seine). Il est demandé aux adhérents de s’engager : à observer une discipline librement consentie, à se présenter propre et correct sur les terrains, à se conduire sportivement et en bon camarade, à remettre en place le matériel qui lui est confié. Toutes les organisations ouvrières de la localité ont soutenu ce projet. Pour que le club progresse il était urgent de trouver un terrain, ainsi que des membres honoraires. Tous les membres du bureau et tous les sportifs firent leur possible et cela ne fut rien, c’est un terrain qu’ils nous fallait. Après plusieurs entrevues avec le Directeur de la plâtrière qui nous accorda l’emplacement de l’ancienne briqueterie des Buttes, mais il fallait le niveler et ce ne fut pas un petit travail, mais toutes les bonnes volontés, selon leurs moyens, soit tous les dimanches matin, ou le soir après leur travail, et c’est ainsi qu’à la reprise des sports 33/34 notre terrain fut prêt pour le Basket et le Football. Terrain et vestiaires (une baraque en bois, pas de douche mais une cuvette d’eau) sont entretenus par des volontaires. Le terrain était une butte et une langue de terrain plat, qui borde le sentier CLOS du ROY, autant dire que cela ne peut servir à la pratique d’aucun sport. Le défi était relevé par 15 à 20 jeunes de l’époque qui forment l’ossature embryonnaire du C.O.B.. Ils commencent l'entraînement par du terrassement. Peu d’activités au C.O.B. à Bagneux. La première et seule section qui pourrait démarrer était celle du cross-country, car là au moins ils pouvaient s’entraîner. Une délégation de mordus du sport et des valeurs à venir : Ms COLY – BAYLE – BOSS –JOUHAUT – GOMBERT demande une entrevue à la Municipalité de l’époque dirigée par Mr TISSIER, Maire de Bagneux (jusqu’en 1935), Vice-président du Conseil d’Etat, afin d’obtenir un terrain, qui lui est accordé. Cette entrevue aux écrits de François COLY, comme plusieurs, n’était pas toujours des plus cordiales et puis ils obtinrent, avec beaucoup de regret pour Mr TISSIER, l’octroi d’une subvention annuelle pour le fonctionnement du C.O.B. de 250 F (de l’époque). L’année 1933/1934 nous eûmes du renfort en tant que dirigeants et pratiquants de la Cité des Oiseaux. Les nouveaux dirigeants : Georges LAMAGNERES – Maurice LORETTE – Joseph BOUTY ( 1er Maire adjoint 35/39). Nous avions à ce moment là 2 équipes de Football, 2 équipes de Basket (masculins), 2 équipes de Basket (féminines), 1 section de Boxe dirigée par Pierre AUDISIO, 1 section d’Haltérophilie, responsable MILON, 2 équipes d’Athlétisme (seniors et minimes), 1 équipe d’Athlétisme féminine, responsable François COLY, et 1 section Cycliste, responsable Paul ROUX qui nous donnent, dans toutes les branches sportives, quelques bons succès prometteurs. Le cross : dont la 1ère course de classement en senior est gagnée par Jean CHARLON, toujours présent et actif au C.O.M.B. en 1999. La Boxe Anglaise bénéficie de la réalisation de l’école Henri Barbusse avec un emplacement en sous-sol pour s’entraîner à la lueur de lampes à carbure. Très vite le C.O.B. connu une grande popularité et tous les dimanches les branches sportives se déplaçaient, pour les matchs, accompagnés très souvent par les parents. Chacun prenait en charge ses frais de déplacement et d’équipement sans aucune objection. Malgré çà nous groupions une grande partie de la jeunesse balnéolaise. En 1934, alors que la construction de la Cité des Oiseaux était presque terminée et la plupart des logements occupés, quelques hommes amoureux du sport, avec en tête François COLY œuvrèrent pour le C.O.B. A cette époque rien n’existait dans la ville, l’essentiel des terrains de Bagneux appartenaient aux maraîchers et aux horticulteurs. Il reste aux Balnéolais de l’époque (7 à 8.000 habitants) pour se distraire, les Buttes de Bagneux (emplacement de l’actuel THOMSON-RADAR) où la vue est superbe sur l’Hay-les-Roses et Villejuif, ces Buttes proviennent de la terre évacuée des carrières du sous-sol de Bagneux. Dès le début, avec l’entraîneur Georges LAMAGNERE, des résultats satisfaisants sont enregistrés et des places d’honneur sont obtenues, surtout qu’une bonne partie de l’entraînement consistait à manier la pelle et la pioche pour essayer de niveler le terrain. Les travaux ont permis de tracer un terrain de basket et une équipe, sous la direction de Mr RATEL se constitue. En mai 1934, sous la Présidence de Mme VILLEMIN , mère de notre petit camarade de la F.S.G.T. tué par un agent du 19° arrondissement à l’âge de 18 ans, le premier stade fut inauguré et appelé Stade Eugène LESAINT, grand ami de la jeunesse et des sportifs. Après la fusion de la F.S.T et de l’U.S.C.T. sous le sigle de la F.S.G.T. ? Fédération à laquelle notre Club adhérait, celui-ci devint véritablement Club Omnisports. A cette époque on pratique le Cross, le Basket et le vélo, une section de Boules viendra rejoindre ces disciplines. Le Club compte alors une quarantaine de membres et l’un d’eux, Mlle DELESTRAIT remporte le titre de Championne de France de Cross. C’est le premier succès . Comme une satisfaction ne peut rester seule, en 1935 la Municipalité de Front Populaire est élue et nous apporte un soutien actif par l’attribution d’une nouvelle parcelle de terrain, qui est aussitôt aménagée en terrain de Football, ce qui permet la création d’une nouvelle section, et une subvention de 500 F. C’est le développement de notre ville, dont Albert PETIT est le Maire à partir de 1935, et l’évolution des conquêtes sociales et démocratiques de notre pays, qui ont permis le développement de notre Club. Le Front Populaire avait pris le pouvoir en 1936, et de nombreuses lois sociales avaient vues le jour et sont encore en vigueur. Pour ce qui nous intéresse la loi de 40 heures et les congés payés avaient permis aux ouvriers d’avoir plus de loisirs et les activités sportives entre autre bénéficièrent de cet état de chose. Ce fut l’inscription au Club de beaucoup de jeunes, et un développement de section de camping. Le vendredi soir on assistait à un véritable Rush sur les routes, le plus souvent en tandem ou en vélo. Le Club participe à diverses initiatives pour apporter des dons aux comités de chômeurs, comités de grève ou pour le sou du soldat, le bal des conscrits. Néanmoins, il a peu de moyens financiers (cotisations, subvention de la ville). Une anecdote (Michel GENOT) : le Bureau Directeur en janvier 1935 consacrera un large temps de discussion sur la proposition de Messieurs LACAZE et KAUFMAN qui demandaient que soit achetée une paire de gants (en laine) pour le goal. La proposition sera repoussée, priorité étant donnée à l’achat de ballons, aux frais d’entretien du terrain, des vestiaires. Le Front Populaire avait pris le pouvoir en 1936, et avec les grandes grèves de 1936, le gouvernement décida de nombreuses lois sociales qui sont encore en vigueur, bien que malmenées. Pour ce qui nous intéresse les lois de 40 heures avec 2 jours de repos, 15 jours de congés, une augmentation considérable des salaires, des billets de réduction sur les chemins de fer, ont permis aux ouvriers d’avoir plus de loisirs et les activités sportives entre autre bénéficièrent de cet état de chose. Ce fut l’inscription au Club de beaucoup de jeunes, et un développement de section de camping, plein air, tourisme populaire. Le vendredi soir on assistait à un véritable Rush sur les routes, le plus souvent en tandem ou en vélo. Des centaines de travailleurs découvrent la mer, la montagne. Ces conquêtes, comme toutes celles qui suivirent, aboutissent seulement après la grève dans l’unité totale de millions de salariés. Le sport et les activités de plein air sont devenus ainsi un fait social. Cette même année, sous l’impulsion de messieurs BAYLE, IBOS et JOUAUD ? LE C.O.B. participe aux actions engagées à l’initiative de le F.S.G.T. contre la tenue des Jeux Olympiques de Berlin en s’opposant à la propagande raciste et chauvine déclenchée en Allemagne par HITLER en vue de préparer la guerre. Le C.O.B. considérait rester fidèle à l’esprit de Pierre de COUBERTIN qui déclarait à l’époque : " SPORT, TU ES LA PAIX ". L’Allemagne nazie n’était pas digne des Jeux Olympiques, l’histoire l’a malheureusement prouvé. Puis vint la mobilisation, la guerre mondiale éclate et d’un coup tout s’arrête. Pendant quatre ans le C.O.B. reste dans l’ombre et la plupart des fondateurs eurent le triste privilège d’être déportés, soit pourchassés et certains rejoignirent les rangs des combattants de l’ombre. Face à l’occupant la résistance s’organise dans notre pays, dans notre ville. Sous la Direction de Auguste DELAUNE, Secrétaire Général de la F.S.G.T, fut crée le mouvement national " Sport Libre " qui regroupa les sportifs dans la résistance à l’ennemi. Aujourd’hui, beaucoup de clubs, de sections du C.O.M.B. disputent des Challenges A . DELAUNE et de nombreuses installations sportives en France portent ce nom. Il faut que les jeunes sachent que ce dirigeant eut, pour sa conduite héroïque, la médaille de croix de guerre, avec citation. Démobilisé en 1940, il rentre dans la clandestinité. Arrêté, il est placé dans la baraque des condamnés à mort à Châteaubriant. Il s’en évade le 21/11/41 et reprend le combat en organisant la lutte armée dans l’Ouest de la France. A Guingamp il est gravement blessé et arrêté par des policiers français des brigades spéciales qui le livreront à la Gestapo. Torturé, cet homme exemplaire mourra le 12/09/43 sans que la Gestapo ait pu lui arracher la moindre dénonciation sur le réseau clandestin de Bretagne dont il était responsable, il avait 35 ans. Il était né en même temps que le mouvement ouvrier sportif français. La lutte contre le fascisme et le nazisme s’organise sous diverses formes. Le sport est aussi un moyen de rassembler, convaincre, lutter et à la libération, celui qui en fut localement responsable Henri RAVERA créera en mai 1945 avec A. CARTHERADE le C.O.M.B. (Michel GENOT – plaquette du C.O.M.B. 1990/1991 , à cette époque, Président d’honneur du C.O.M.B.) |
|
||||||||||
|
|
||||||||||||